Je viens de finir de lire

jeeves gardez le sourire jeeves de PG wodehouse

qui est un autre livre de P.G. Wodehouse.

Jeeves PGWodehouse portrait

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis un certain nombre d'années. (Je ne saurais compter le nombre de livres que je n'ai pas encore eu le temps de lire)...Une envie d'humour british, pour changer de ma littérature qui tourne beaucoup autour de la Russie, dernièrement, un pays que j'adorerais visiter un jour.

RESUME via le livre :

Lorsqu'il apprend que son ami Gussie Fink-Nottle est fiancé à Madeline Bassett,  Bertie est plutôt content. Et ce même si elle n'est autre que la fille de ce cher Sir Watkyn Bassett, gentleman peu scrupuleux et grand ennemi de l'oncle de Bertie.  Mais quand Madeline se met en tête de transformer Gussie, en végétarien, Bertie accompagné de l'inébranlable Jeeves, va se rendre à Totleigh Towers, la résidence des Bassett, pour une mission de secours qui ne va pas se dérouler comme prévu.

LES PERSONNAGES PRINCIPAUXpour ceux ou celles qui ne connaissent pas:

  • Bertram Wooster, dit Bertie, jeune aristocrate désoeuvré et doué d'une intelligence nettement inférieure à la moyenne, qui a le don de se fourrer dans des situations inextricables,
  • Jeeves, le génial valet doué d'une grande intelligence, très érudit, et très calme en toutes circonstances, qui passe son temps à sortir son jeune maître, Bertie, des situations incroyables.
  • Dahlia, sa tante farfelue une maîtresse femme, qui plonge souvent son neveu dans des situations incohérentes.
  • Gravite souvent autour d'eux, sononcle le mari de Dahlia, ses amis dont le fameux Gussie, son ex Madeline..

LE MILIEU : très mondain, style vieille angleterre vers les années 1930, je pense....

CE QUE J'AIME DANS CETTE SAGA : le style flegmatique et bourré d'humour de Bertie, ainsi que son autodérision. Le récit est toujours à la première personne, car c'est Bertie qui raconte  ce qui lui arrive, et l'impayable Jeeves, très cultivé, citant fréquemment les classiques Shakespeare, Lord Byron ....pour étayer ses propos. Jeeves, vient toujours au secours de son maître, en "l'égratignant" un peu au passage. Jeeves émet toujours un jugement sur les tenues vestimentaires assez excentriques de Bertie. Il fait toujours preuve d'une grande pyschologie pour résoudre les problèmes farfelus qui arrivent à son jeune maître.

Dans ce roman "gardez le sourire Jeeves !" il y a plusieurs passages qui m'amusent toujours autant..En voici un parmi tant d'autres : Un soir Bertie tourmenté par la déprime de son ami Gussie que sa fiancée oblige à être végétarien, (alors qu'il adore les côtelettes, les rôtis, et est un bon vivant), et qui descend régulièrement, à pas de loup la nuit, à la cuisine où l'attend la cuisinière dont il tombera amoureux, va se cogner dans le couloir à Bertie qui n'avait rien mangé au repas du soir. Sauf que Gussie connait le chemin par coeur  et Bertie non. Celui-ci va se heurter à une énorme pendule,  la renverser - "avec un bruit qui me fit penser à la livraison de plusieurs tonnes de charbon à travers le toit d'une serre.(...). Bertie a tellement peur qu'il reste là - "essayant de séparer mon coeur de mes incisives entre lesquelles il s'était coincé" ! les lumières vont s'allumer et  va arriver le maître des lieux qui n'est pas très commode et supporte à peine la vue de Bertie. Il est horrifié de voir cette scène "tragique" il questionne son invité qui n'osant pas dire qu'il avait faim, dit qu'il cherchait un livre dans la bibliothèque dans le noir ! Pop Bassett d'un geste méprisant lui désigne l'interrupteur, et se plaint de la pendule cassée, qui appartenait à son père diplomate,  mais subitement reste éberlué à la vue de Bertie !

En effet Bertie - "saute au sommet d'une grande commode distante de deux à trois mètres de l'endroit où nous discutons le bout de gras. J'ai peut être touché le sol une fois, pendant ce transfert,mais  sûrement pas plus d'une fois, et encore, pas volontairemen. Un chat sur un lit de braises n'aurait pas fait  preuve de plus de promptitude. La raison de ce mouvement reposait sur des bases solides. Vers la fin de ses explications à propos de l'horloge, j'avais soudain pris conscience d'un bruit bizarre,  comme si quelqu'un se gargarisait dans les environs, et, regardant autour de moi, j'avais rencontré les yeux brillants du chien (...), fixés sur moi avec l'intention sinistre, qui est la caractéristique de cette race. (...). - Mon attention était rivé sur ses dents. Il en avait d'excellentes (...) Je connaissais depuis longtemps sa tendance à  mordre d'abord et à poser des questions ensuite. Les Wooster sont courageux, mais ils ne prennent pas de risques inutiles. Pop Bassett n'était conscient de rien, (..) 

Le regard de Pop Bassett va tomber sur le chien et là il réalise le pourquoi du saut de cabri de Bertie. Il ordonne au chien, de s'en aller et d'aller se coucher, en reprochant  que sa nièce à son chien qui traîne partout...-"le bruit de gargarisme venait d'augmenter de volumeet Bartholomew (nom du chien) fléchissait ses muscles enprenant de l'élan. Il bougea, il bondit, (...),  -"mais Pop Bassett, avec une souplesse que  je n'aurais jamais soupçonné chez lui, déploya ses ailes et aterrit près de moi sur la commode. Honnêtement, je ne sais pas s'il n'a pas battu mon record d'une seconde ou deux . C'est intolérable ! dit il alors que je me reculais courtoisement pour lui faire de la place."

Certes il faut lire le livre et le contexte mais quand je lis j'associe souvent des images de personnages au récit que je découvre. La situation est tellement bien décrite, que mon imagination voit des personnages et les scènes, évoquées, tout du moins pour moi.

Va s'en suivre un dialogue sur le comportement animal entre les deux compères réfugiés en haut de la commode joue contre joue.....ils seront délivrés de cette situation particulière par la nièce qui attirée par tout ce bruit au milieu de la nuit, va calmer son chien et s'étonner  de voir son oncle et Bertie dans cette situation cocasse.

Ces livres remontent à plusieurs années, je ne sais pas si la nouvelle génération connaît, la saga des Jeeves, mais pour la mienne j'avoue que c'est plaisant cet humour très british, à lire de nouveau.

La plume est alerte, les situations cocasses, et l'autodérision à chaque page. Moi j'avoue que j'aime bien cet humour décalé. Il existe des films tiré de ces romans mais je n'en ai vu aucun...

Bonne découverte à ceux et celles qui sohaitent renouer avec ce genre d'humour.

Amitiés à ceux et celles qui passeraient par là, sur ce blog un peu au ralentit... depuis que je suis sur Facebook.